["Demain, dès l'aube..."]

"...à l'heure où blanchit la campagne, je partirais." Ainsi, ce jour est arrivé. Je m'en vais demain, loin d'[Elle], et je reviens dans 3 semaines. Rien à dire d'autre. Ah si, peut-être certains se rappeleront la date du 21 juillet.

"La gueule mise à sac, je m'échoue sur les draps; je résiste au ressac, bien agrippé au mât;
Dans l'roulis de mon lit, sans heurt et sans fracas; dans l'oubli de l'oubli mes doigts me causent de toi..."
"Un vaso de sobra, un beso de ti, et je suis encore saoul, saoul de toi."
*fond en larmes*

De toutes les façons, ils sont foutus. "Parce que je me suis endurci." Les nerfs à vif, "ne m'emmerdez pas, et je n'emmerderai personne."

Je vais bientôt y aller, donc je vous dis à plus tard, amis ou détracteurs.

# Posté le vendredi 07 juillet 2006 17:17

Modifié le samedi 08 juillet 2006 04:47

Esthétique nécrologique-[Est-ce que tu connais le sens du mot « Némésis » ?]

Esthétique nécrologique-[Est-ce que tu connais le sens du mot « Némésis » ?]
Daté du 29/06/06.

Parce que j'ai rêvé un monde plus juste et moins inégalitaire. Parce que si tu veux comprendre, et bien tu n'as qu'à essayer...

-Parce que j'ai la théorie mais pas la pratique.

-Parce que je me suis endurci et que je n'hésiterais pas à te casser la gueule ou faire ruisseler ton sang en pleine rue, quelqu'en soient les suites.

-Parce que j'aime l'amour que nous faisons, [Elle] et moi.

-Parce que je suis passé au travers du capitalisme quand j'étais gamin.

-Parce que je n'ai pas abandonné ma haine, parce que je rêve la destruction de l'humanité en même temps que son émancipation de ce putain d'Etat.

-Parce que je jouirais encore le jour où le pétrole ne satisfera plus les milliards de blancs moutons, le troupeau, celui qui ferme les yeux et tourne le dos à ce format dans lequel Ils tentent de nous faire entrer...

-Parce que j'ai choisi de fumer lorsque j'ai pris un forfait crescendo avec la Mort, que mes prochains ennemis se tromperont encore et toujours sur moi.

-Parce que mon écriture est illisible, et mon message immoral ; parce que je prône la Révolution, la destruction de l'Etat, et une vie commune basée sur la lutte et la fête.

-Parce que j'ai décidé que quoiqu'il arrive, je n'atteindrai pas les 40 années ; parce que ceux qui m'ont cru mort vont être sacrément déçus.

-Parce que la consommation me dégoûte, l'argent pourrit la vie, et que chaque fois que je sors j'ai un n½ud au ventre lorsque je passe devant un de ces magasins, ou que je rentre dans un restaurant symbolique d'un atavisme corrompu, quoique... à voir dans l'avenir.

-Parce que j'ai fait le même rêve que John Lennon, et que je me suis réveillé dans ce cauchemar routinier.

-Parce que chaque jour, le Roi des cons agrandit sa cour. Parce que tous ceux qui passent devant moi, lorsque j'écris, courbé sur mon cahier, ceux-là tentent de jeter un ½il sur mes notes.

-Parce que mon suicide n'en sera qu'un de plus, que tous les cadavres ont la même odeur, et que le fatalisme m'a emprisonné dans une totale liberté d'action.

-Parce que mes armes sont plus meurtrières que les tiennes.

-Parce que j'ai quitté la Marne pour ce bar, que je suis maintenant devant ce verre, et cette blonde qui m'attire inéluctablement. Elle m'invite, je la saisis, la déguste des lèvres et du fond de ma gorge, le liquide doré coule dans mon gosier, je m'évanouis en elle ; jusqu'au fond du verre... je rêve d' [Elle], je rêve une vie qui n'est pas la mienne, idéaliste, salopard de ...
« Le vide au fond du verre, ma blonde s'est tirée. Y a plus qu'un goût amer dedans de mon palais... »

J'ai erré tout l'aprèm', du liquide au liquide, d'un fleuve dégueulasse à une bière glacée, jai encore fumé clope sur clope, mon paquet est vide, je vais attendre quelques jours pour le réapprovisionnement, en lisant, en écoutant, en pensant à un flingue que je n'ai pas encore, à ces salopards auxquels je ferais bien goûter leur propre sang mêlé au goût du métal brûlant.

Je pense à mes futurs ennemis que je vais rencontrer dans quelques jours, et le lac Bodom sera peut-être le théâtre d'un nouveau carnage... j'espère un détour à Amsterdam, quelques grammes de sensé pour s'oublier, et de toute manière, la vodka sera là pour me réconforter, du moins je l'espère. Peut-être reviendrais-je émerveillé par la beauté des fjords, les terres où le Soleil ne se couche jamais, et aussi de nouvelles et fortes amitiés créés, mais je n'y crois pas. Non, décidément, je n'y crois pas.

Encore et toujours bridé par tout ce que j'ai dans ma tête, je vois tout à travers un prisme de vérité, ma vérité, celle que d'autres refusent d'entendre, bien qu' [Elle] me fasse remarquer certaines choses que je n'ai pas encore fait passer dans mon crâne... Dans tout ce que je lis, je n'apprends plus rien, tout a déjà été passé et repassé dans ma tête, analysé, mâché et recraché. Un jour, je détruirais peut-être tout ce pourquoi j'ai vécu. Bonne soirée.

# Posté le dimanche 02 juillet 2006 10:16

Troïka-Inutile.

Troïka-Inutile.
Je passe des heures à écouter les oracles,
les yeux rivés sur la mire de ma boule de cristal;
j'attends qu'elle annonce que mon numéro
est sorti à la loterie des assedic.
Mais suis-je encore en état d'être appelé
aux concours entretiens tests psychologiques;
ai-je en moi encore un esprit d'entreprise
travailler sans compter ni jamais rechigner?


Et mes nerfs cathodiques me rappellent chaque jour,
qu'il faudra biens 'y faire que l'Europe est en marche;
que le monde est à ceux qui lèvent les autres tôt,
ramasser leur destin dans les corbeilles de Wall-Street.

Inutile.

Je passe des heures dans les grandes surfaces,
à surfer sur la vague des promotions permanentes;
je m'achète à crédit une vie taillée à la mesure
de mon compte en banque et de mes indemnités.

Mais mes nerfs cathodiques me rappellent
chaque jour, que si le monde tout à coup
n'a plus besoin de mon ventre, on montrera
du doigt ma télé mon frigidaire, en m'accusant
de creuser le déficit budgétaire.

Inutile.

Je passe des heures à éviter les miroirs,
terré dans un studio de quatre mètres carrés;
éviter les autres ne pas croiser leur regard,
ils devinent que c'est moi le trou de la sécu.


Inutile.

# Posté le dimanche 04 juin 2006 11:13

Quotes. [Mieux que d'la confiture... à des cochons. Plus on l'étale...etc.][Accumulé sur 2 ans. Non exhaustif.]

De l'antidaté, du sans auteur, du hors contexte, peu importe; c'est du jeté sur le vif, du pensé à chaud et puisqu'il faut en finir, allons à Dachau. Sur ce, que God saves me, écoutons Carmina Burana en criant "heil" et finissons-en avec l'eutrophisation de la morale de notre société.

-"L'Histoire me sera indulgente, car j'ai l'intention de l'écrire."

-"Il n'y a rien de plus plaisant au monde que de se faire tirer dessus sans résultat."

-"Le but de la guerre n'est pas de mourrir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meurt pour le sien."

-"If you die when there's no one watching, then your ratings drop and you're forgotten; if they kill you on their TV, you're a martyr and a lamb of God."

-"Si vis pacem, para bellum."

-"I'm not a puppet, I am a grenade."

-"I never believed the devil was real, but God couldn't make someone filthy as you."

-"La mort d'un homme est une tragédie, celle d'un million est une statistique."

-"It's better to reign in Hell than serve in Heaven."

-"I'm not a slave to a God that doesn't exist, and I'm not a slave to a world that doesn't give a shit."

-"Si quelqu'un t'as fait du mal, ne cherche pas à te venger, assieds-toi au bord de la rivière, et, bientôt tu verras passer son cadavre."

-"C'est quand on ne veut plus quelque chose que cette chose finit par arriver."

-"Aime tes ennemis, c'est le meilleur moyen de leur taper sur les nerfs."

-"Seamos realistas, exigimos lo imposibile."

-"I don't discriminate, I hate everyone."

-"I've got an "F" and a "C" and I've got a "K" too, and the only thing that's missing is a bitch like "U"."

-"Il faut douze heures pour qu'une rose exprime tous les arômes de son parfum, une fois éclose."

-"Veux-tu apprendre à bien vivre? apprends d'abord à mourrir."

-["Je t'aime."]

-"Les optimistes ne sont que des gens mal informés."

-"Il y a des raisons que la raison ignore."

-"Avoir à gérer deux esprits dont un complet, c'est deux fois plus d'emmerdes, de malchance, d'autodestruction et de déprime. Ensuite, faut voir pour le "deux fois plus" de positif."

-"Call me a failure, pretender, sex-ofender, infector; say I killed all my friends and I deserve to be dead."

-"During a war, there are no warriors, only survivors, and there are no winners, only murderers."

-Death to Fools. Kill me.

-"Heureux les simples d'esprit, le royaume des cieux leur appartient."

-"Mercenaries never die, they just go to Hell to regroup."

-"Aimer et souffrir."

-"Il y a deux choses d'infinies au monde: l'univers et la bétise humaine. Et encore, je ne suis pas certain pour l'univers."

-"If I could reach through, catch you, make you understand, if I'm not dead enough for life, am I alive enough for death?"

-"I never felt so strong, never felt so high, guess this has to be the feeling when I die."

-"Thinker? it's me. Have no fear, I can't feel."

-"On croit à la métempsychose, ou l'on n'y croit pas."

-"Je ne crains qu'une seule chose; c'est que ma vie soit mise en danger par quelqu'un d'autre que moi."

-"Une vie pourrie vaut mieux qu'une putain d'illusion, une soirée pourrie vaut mieux qu'une putain d'émission."

-"J'me fous d'votre esthétique."

-"On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter."

-"Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même."

-"Si tu ne sais pas où tu vas, souviens-toi d'où tu viens."

-Détruis tout ce pour quoi tu vis.

-L'amour n'est quasiment jamais fait de confiance totale. Il n'est constitué la plupart du temps que de foi et d'espoir. Souvent audacieux, parfois présomptueux, toujours fébriles.

-Distingue désirs et volontés, car les premiers dépendent du corps et de l'impulsivité et n'ont que faire de l'avenir et des conséquences des actes... tandis que les deuxièmes renvoient à la raison et à l'esprit, conscients de ce qui est réellement bon pour l'ensemble. Ne crois pas ce que tu supposes vrai, aie des certitudes.

-Ne te laisse pas abuser par tout ce que tu vois, entends ou ressens. Efforce-toi de lire entre les lignes de ce qui gravite autour de toi, quoiqu'il arrive.

-"Est nécessairement vulgaire tout ce qui est exempt d'un rien de funèbre."

-"La paix? C'est comme la magie et la gestion de projet, ça existe pas."

-"Si on avait une perception infaillible de ce qu'on est, on aurait tout juste le courage de se coucher mais certainement pas celui de se lever."

--"Si elle est folle, tant mieux. Je serai fou avec elle. Nous partagerons les mêmes délires, nous y trouverons ce que les autres ne savent même pas imaginer."

-"Heureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière."

-"Bien sûr que tous les lapins sont pour le développement du râble."

-"Nous mourons pour le maintien de ce qui nous tue, et l'évidence nous échappe."

-"Les villes, que nous habitons, sont les écoles de la mort, parce qu'elles sont inhumaines."

-"Étant philosophe, j'ai un problème pour chaque solution."

-L'ultime outil de destruction n'est pas la bombe H, ni le zyklon B, et encore moins le fugu. C'est la pensée humaine. Ça, au moins, ça devrait être évident.

-"Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles soient opprimées. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elle ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimées."


Certainement jamais terminé, y en a toujours à rajouter.

# Posté le dimanche 04 juin 2006 11:07

Modifié le samedi 20 septembre 2008 16:16

Esthétique...? [Je me sens très optimiste quant à l'avenir du pessimisme.]

Esthétique...? [Je me sens très optimiste quant à l'avenir du pessimisme.]
Le fleuve. J'erre le long de ce morceau de la nature bétonné jusqu'à la moelle.

Les gens courent, regardent au loin, courent après leur destin, si beau sera leur gamin, si grand leur gouvernement, les gens courent...
Je marche, mains dans les poches, fixant le sol, peur de regarder droit devant moi, incertitude face à un proche avenir, ou peut-être est-ce tout simplement lié à mes yeux qui depuis longtemps ont perdu tout sens dans la distance? Je marche, clope aux lèvres, j'avance, réfléchis à tout ce que je devrais faire, efface, me stoppe, plonge dans une eau verdâtre, une cigarette à la flotte, je pense pas que les types de la voirie soient payés au gramme de saloperie cancérigène ramassée, pour charger les stats de l'insee.

Avance, sans déterminant, sans complément tant dans ma tête que dans mon estomac, je suis oublié, les gens me regardent, semblent se demander ce que fout ce fantôme fringué en noir qui tire clope sur clope jusqu'au cul de la vieille. Et justement, je marche, comme ces vieux qui font leur promenade de santé, ces vieux qui, quoiqu'on puisse nous apprendre, ont terminé leur social-putréfaction secondaire.

Les mots apparaissent à chaque regard aux alentours, j'observe, détaille, démembre, détruit même des yeux ce que je vois pour mieux attraper des formules. Passe devant un banc, poursuis, m'arrête, fais demi-tour, m'assois, allume une clope.

Apologie du cancer, de la branlette intellectuelle, du je-m'en-fous, d'un post-romantisme putréfié. Un tas de viande, d'os et d'eau, un bouillonnement dans l'cerveau, des idées plein la tête, la dop' dans ma cigarette. Une clope à la flotte et des mots qui s'attachent dans un bondage morcelé au point de ne plus rien signifier, voila l' « original shitter wooden style ».

Je suis reparti, une clope au bec, et de la majuscule-sujet-verbe-complément-point à m'en faire pêter la cervelle. J'ai tout donné la nuit dernière, du mal à garder les mots en laisse. J'avance, perds mes mots, jette un coup d'½il dans mon dos, en ramasse quelques uns des yeux, pas envie d'tout perdre maintenant.
Repars, loin dans mon crâne, une nouvelle forme de vision, tellement plus simple de n'avoir plus rien à faire de quoique ce soit ; le Thinker a perdu de sa superbe ? Oui et non.

Toujours lucide, il sait ce qu'il vaut, ne sais jamais ce qu'il veut, désire l'inverse de son avenir. Il marchait au soleil, vêtu de noir, « réflexion, réflexion, à quoi penser pour paraître moins con ? » je suis comme vous mais pas comme eux, peut-être êtes vous avec eux ? Et s'il en était ainsi, qu'est-ce que ça changerait ?

Lucide et dualiste, ouais ça y est, je crois qu'j'ai trouvé le fin mot de la définition du Thinker, du moins pour le moment.

# Posté le samedi 22 avril 2006 06:51