Il était une fois [Elle] et lui.

"... putain, c'est triste." "Ouaip, même que c'est l'histoire de ma vie."

"Loin du monde nous aurions fui..." Je n'suis après tout qu'un jeune fou idéaliste.

J'ai vibré avec [Son] corps, déchirant le silence. J'ai versé des larmes d'espérance avec des idées qui se bousculent. J'ai noyé mon chagrin pour mieux le gerber. J'ai retourné tout ce que j'avais dans mon crâne, j'ai encore remis en question tout ce pourquoi, pour en arriver à l'inéluctable comment. J'ai tremblé, et je trembles encore. J'ai aimé [Son] regard, [Sa] lueur, tout ce qui faisait que je [La] voyais comme ma doublette.

Tout ça en une journée.

PS: Je crois que ce que j'ai eu hier a été la plus grande prémonition que j'ai jamais eu. (cf. article précédent.) "Et moi aussi j'lencule le destin." [fond en larmes, même si il n'en a plus.]

# Posté le mardi 17 octobre 2006 11:46

Modifié le mardi 17 octobre 2006 15:08

Esth...[Tant de messages... et te dire que je n'veux vivre que par ton sourire.]

Esth...[Tant de messages... et te dire que je n'veux vivre que par ton sourire.]
*Rappel du 11/09/06. Je n'pleurerai pas vos morts.*
Répétition ; ni honte ni fierté, perte de rien, gain d'encore moins.

« Et je dégainerai le magnum lyrical à tous les politicards du B-52. Et qu'ainsi vienne la nuit et sonne l'heure, qu'après tout il y ait un jour où je meurs. Et lorsque tu m'envoleras vers un ciel noir et sans étoile, un morceau incandescent dans mes chairs ; alors le chaos s'abattra sur la Terre.

Grandiloquent, pédant et dégueulasse ; mais encore moins que la plupart de mes semblables. J'aurais voulu être un missile littéraire pour paraître moins terre à terre, cracher sur les bourges et les flics, casser du faf et de l'énarque.

Pouvoir un jour dire « Les mains en l'air frère, ou tu vas saigner du fer. »
« Another story about another dead american. » Je rêve d'un bar, d'une bière, d'un anar' et d'une goldo.

Je pris en haine mes semblables, me vouant à une viscérale misanthropie.
Boire, manger, dormir, copuler, s'enfermer, travailler ; là ne sera pas mon destin.

Et le jour où ma raison s'envolera en même temps qu'[Elle], alors les psy décorés et diplômés jusqu'à l'os pourront s'faire mettre.
Je quitterai, j'irai de ville en ville, mort après mort, cocktail après fusillade, pour me retrouver dans mes instincts jusqu'à ce que mon corps croise la route d'une balle salvatrice qui mettra enfin un terme à cette farce maladive qu'est ma vie. Je m'autodétruirai dans les start-up, baisant la nuit et tuant le jour, créant la vie dans le noir et la prenant dans la lumière.

Et lorsqu'enfin ce moment sera venu, les gens comprendront que je ne suis qu'un précurseur, qu'une partie d'une génération entière est touchée par la désinvolture, l'insoumission, la sociopathie, la perversion, le dégoût, la violence, la sensibilité exacerbée et le goût de la mort.
Sans morbidité, avec naturel, nous progresserons.
Nous sommes fous, désorganisés, mais intelligents et relativement nombreux. On ne nous remarque pas, nous ressemblons à tout le monde.

Je refuse de passer ma vie comme un mouton, à subir sans cesse, être exploité à genoux, combattre vainement les affres du temps, voler les autres en me faisant voler moi-même dans ce qu'on appelle le libre-échange.
Je suis libertaire et nihiliste, dualiste et borné, neutre et subversif, lucide et pétri de rêves et d'utopies.
Je vous hais, vous aimes,
Vous crucifie, vous enlace,
Vous parle et vous gerbe. Aimez-moi, tuez-moi, violez-moi les uns après les autres, entretuez-vous.
Religieux, endoctrineurs, sectaires, athées, anticléricaux, idéalistes... crevez. Crevez noyés dans votre orgueil, emmurés vivants par vos propres adorateurs.
Je suis névrosé, je prône l'indigence, l'absence de santé, à peu près tout ce qui va contre votre subjective moralité.
*Effondré, en larmes, déterminé.* « Demain je sens, mes yeux se brouillent... Demain ne me vient pas très clair ; alors ce soir, je vadrouille... » [ Je t'aime ]
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# Posté le lundi 16 octobre 2006 15:46

Parc'qu'fallait bien la mettre un jour...

Parc'qu'fallait bien la mettre un jour...
"Urban violence is a fine art."

J' veux qu' mes chansons soient des caresses,
Ou bien des coups d' poings dans la gueule.
A qui qu' ce soit que je m'agresse,
J' veux vous remuer dans vos fauteuils.
Alors écoutez moi un peu,
Les pousse-mégots et les nez-d'b½ux,
Les ringards, les folkeux, les journaleux.
D'puis qu'y' a mon nom dans vos journaux,
qu'on voit ma tronche à la télé,
Où j' vends ma soupe empoisonnée,
Vous m'avez un peu trop gonflé.
J' suis pas chanteur pour mes copains,
Et j' peux être teigneux comme un chien.
J' déclare pas, avec Aragon,
Qu' le poète a toujours raison.
La femme est l'avenir des cons,
Et l'homme n'est l'avenir de rien.

Moi, mon av'nir est sur zinc
D'un bistrot des plus cradingues,
Mais bordel, où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

J' vais pas m' laisser emboucaner
Par les fachos, pas les gauchos,
tous ces pauvr' mecs endoctrinés
Qui foutent ma révolte au tombeau.
Tous ceux qui m' traitent de démago
Dans leur torchons qu' j' lirais jamais :
" Renaud, c'est mort, il est récupéré " ;
Tous ces p'tits bourgeois incurables
Qui parlent pas, qu'écrivent pas, qui bavent,
qui vivront vieux leur vie d' minables,
Ont tous dans la bouche un cadavre.
T't' façon, j' chante pas pour ces blaireaux,
Et j'ai pas dit mon dernier mot.
C'est sûr'ment pas un disque d'or,
Ou un Olympia à moi tout seul,
Qui me feront virer de bord,
Qui me feront fermer ma gueule.

Tant qu'y' aura d' al haine dans mes s'ringues,
Je ne chant'rai que pour les dingues,
Mais bordel, où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

Y a pas qu' les mômes, dans la rue,
Qui m' collent au cul pour une photo,
Y a même des flics qui me saluent,
Qui veulent que j' signe dans leurs calots.
Moi j' crache dedans, et j' cris bien haut
Qu' le bleu marine me fait gerber,
Qu' j'aime pas l' travail, la justice et l'armée.
C'est pas demain qu'on m' verra marcher
avec les connards qui vont aux urnes,
Choisir celui qui les f'ra crever.
Moi, ces jours là, j' reste dans ma turne.
Rien à foutre de la lutte de crasse,
Tous les systèmes sont dégueulasses !
J' peux pas encaisser les drapeaux,
quoi que le noir soir le plus beau.
La marseillaise, même en reggae,
Ça m'a toujours fait dégueuler.

Les marches militaires, ça m' déglingue
Et votr' République, moi j' la tringle,

Mais bordel, où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

D'puis qu'on m'a tiré mon canif,
Un soir au métro Saint Michel,
J' fous plus les pieds dans une manif
Sans un nunchak' ou un cocktail
A Longwy comme à Saint Lazare,
Plus de slogans face aux flicards,
Mais des fusils, des pavés, des grenades !
Gueuler contre la répression
En défilant " Bastille-Nation "
Quand mes frangins crèvent en prison
Ça donne une bonne conscience aux cons,
Aux nez-d'b½ux et aux pousse-mégots
Qui foutent ma révolte au tombeau.

Si un jour j' me r'trouve par terre,
Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Baader.
Si j' crève le nez dans le ruisseau,
Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Bonnot.

Pour l'instant, ma gueule est sur le zinc
D'un bistrot des plus cradingues,
MAIS FAITES GAFFE !
J'AI MIS LA MAIN SUR MON FLINGUE !

# Posté le mercredi 13 septembre 2006 15:37

Modifié le mercredi 13 septembre 2006 15:47

Esth... [Du sang sur le filtre] [I don't care, I don't share, when you're there, I'm not fair...] [Rain and Tears]

Esth... [Du sang sur le filtre] [I don't care, I don't share, when you're there, I'm not fair...] [Rain and Tears]
Encore un retour. Encore grimpé une falaise pour en basculer le dernier jour.
Encore troublé mon silence, ma paix, pour m'aventurer là où je pensais ne plus avoir à aller, mais tout cela était prévisible, car il n'y a aucune paix possible pour un type comme moi, si ce n'est dans un seul endroit; le seul qu'[Elle] ne veuille pas que je connaîsse.

Et j'ai encore perdu le fil.

Ce furent donc deux semaines, deux foutues semaines passées avec un Kamarade, dans une Normandie gorgée de Soleil, d'eau fraîche, de potes, de bières, de clopes, d'alcools et de fêtes. Deux foutues semaines qui ne m'ont pas empêché de continuer à réfléchir, encore et toujours; y en a un qui dira que je pensais à Cioran, et bien c'n'est pas faux kam'rad. 'Me suis encore rendu compte que mon esprit était mon pire ennemi, que je [L]'aimais autant que je me haïssais, qu'à l'instar de Caraco je laisserais mon corps vivre pour un idéal, et mon esprit pour quelques autres et des milliards d'informations.

Et je perds encore le fil, décidément je suis crevé. Goûts de café, de clope froide, de bière, de merde, tout ça dans ma gueule, et le mélange donne un étrange de goût de chatte humide, pas désagréable, mais étrange. Prenez-moi pour un connard de provocateur si vous le désirez, dites-moi que vous n'en avez strictement rien à foutre, mais ça reste vrai.

Enfin bref, tout c'baratin pour rien dire; j'ai souvent l'impression que j'me fous inconsciemment d'vos gueules, j'me demande parfois pourquoi j'utilise autant de mots pour rien dire de plus, pourquoi je me répètes encore et toujours, toujours au rythme des horloges pourrissantes, des allées et venues à l'hosto, la joie et la bonne humeur qui restent à bonne distance de moi, m'obligeant à dire à l'instar de Baudelaire que "la Débauche et la Mort sont deux aimables filles". Un type a dit un jour "Quand un chien aboie à une ombre, dix mille autres en font une réalité"; j'vous laisse assimiler ça à quelque chose qui nous entoure, c'est pas difficile vous voyez? oh et puis je vous laisse, avec mon foutu nihilisme qui va me valoir bien des saloperies pour l'année scolaire, obligé de l'ranger un peu, résignation-résignation, ni honte ni fierté, blasé-désabusé, plus rien n'm'étonne-plus rien [ou presque] n'me fais bander.

Death to fools. So don't forget to kill me. Nothing's gonna change, my friends; I miss you.
And if we are really spirits in this material world, so we have to bring war, destruction, chaos in our cities, to finally reach the coolest peace. Think, think, and think again. And firstly: don't believe me, don't fuckin' believe me, I'm just a joke.

# Posté le mardi 22 août 2006 11:38

Modifié le mercredi 23 août 2006 09:10

Back from the coldest Hell, back from the sea of eternal tears, back.

Back from the coldest Hell, back from the sea of eternal tears, back.
J'suis rev'nu. Et ouais, j'suis rev'nu. Avec des trucs en plus, p'têtre bien; et surtout des trucs en moins. J'ai encore laissé un morceau de moi quelque part dans ce monde.

Après tout, c'est ce que j'aurais appelé un séjour plus initiatique qu'autre chose, j'ai rencontré quelques personnes, des comme on en fait pas assez, et qu'on en fera plus bientôt. Sur le plan social, tout était nickel pour une fois...

J'ai pu voir avec Copenhague que l'idée d'un mini centre d'attractions au milieu d'une ville n'était pas une si mauvaise politique d'aménagement urbain, j'ai pu voir avec Helskinki comment on peut faire dans le vrai banal, avec Stockholm et sa "superbe" exposition de Paul Mc Carthy, j'ai découvert des moyens d'expression artistique, des comme on y pense pas tout de suite.

J'ai pu voir à quel point le père Noël était un salopard capitaliste, avec son village qui me rappelle cette parole de Troïka "Je veux ma part de rêve"; vraiment, ce type est un pédophile doublé d'un foutu rentier sponsorisé par McDo et Coca-Cola; 'me suis donc pas gêné pour l'insulter en direct live, et certains se rappeleront peut-être l'épisode du cadenas.

J'ai compris ce que signifiait la vie chère en Norvège, j'ai vu des fjords qui m'en ont foutu plein les yeux [et ouais, au final...] et j'ai mangé de la bouffe de cosmonaute pendant une semaine. Ou peut-être deux.

On m'a souhaité mes 17 ans, un T-shirt finlandais d'la part des monos, j'me dois de remercier encore, et un briquet tempète de la part de mon keupon préferé, vieux salopard j'espère qu'on s'verra sur Paname, mais on dirait bien qu'c'est mort de mon côté pour la Normandie.

En bref, me r'v'la, nostalgie de je-ne-sais-plus-quoi, envie de moi-envie de Toi, envie d'repartir loin.

Ca y est, je crois que j'ai trouvé ce que j'ai laissé là-bas; mon écriture. Sur ce, je m'échappe, 'vais crapahuter le long de ce bout de nature bétonné jusqu'à la moelle que vous devez tous commencer à connaître.

Article fait à l'arrache

# Posté le samedi 29 juillet 2006 15:15

Modifié le samedi 29 juillet 2006 17:26