But since you've been gone, I've been lost inside...[Cette ville te manque? C'est réciproque.]

Inutile de me rappeler ceux que j'aime, comme il est inutile de me rappeler à quel point je les aime. Inutile aussi de me rappeler qu'ils sont la clé de ce que certains appellent le bonheur, cette tragique ironie on ne peut plus éphémère.

Inutile de rappeler qu'ils sont la clé de ma générosité, de mon ouverture d'esprit, de mon reniement des normes, de ce foutu sourire qui se retrouve sur mes lèvres, souvent déchiré par une clope tenue de travers.

Inutile de me rappeler qu'ils sont la clé; et que sans eux, je n'suis qu'une putain d'serrure.

*Ouais, inutile. Je range les maki; pas pour ce soir.*

# Posté le dimanche 26 août 2007 12:29

Modifié le dimanche 26 août 2007 12:53

Lorsque les tripes dominent l'esprit, la folie gangrène la sagesse.

L'éclairé, à l'instar du profane, a besoin de futilités pour ralentir son épanouissement. Sinon, sa clairvoyance prendrait le pas sur toute son existence, la malmenant sans cesse.
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# Posté le mercredi 22 août 2007 18:56

Esthétique nécrologique. [Last words.][Foutu rêveur, foutu idéaliste. Une désinvolture, une vision.]

Esthétique nécrologique. [Last words.][Foutu rêveur, foutu idéaliste. Une désinvolture, une vision.]
"L'homme idéalement lucide, donc idéalement normal, ne devrait avoir aucun recours en dehors du rien qui est en lui." E.M.C.

Et pourtant; l'anormalité pour ne pas dire l'anomie est notre lot de tous les jours.

Et pourtant; la noirceur la plus pure ne pourrait s'accomoder d'une seule teinte... toutes nos existences... ne valent rien, et nous nous évertuons à essayer de leur donner un sens, malgré nos certitudes à leur propos, aussi néfastes soient-elles nous courons vers le mur de nos angoisses.
Mais le Thinker reste bichromatique, et le blanc s'ajoute pour créer un gris pâle...
Pâle comme tous les fantomes que j'affronte chaque jour, comme le fantome que je suis quoiqu'il arrive...

Et la personnalité bipôlaire que je suis me permet de passer du nihilisme à l'idéalisme en quelques jours... d'un être possédé par ses démons, grattant rageusement le papier d'une plume écrasée et baveuse, à un rêveur qui tire tranquillement sur sa cibiche au bord de l'eau par un coucher de soleil, pensant à tout ce que cette putain d'humanité devrait voir à travers sa connerie, sifflant sa bière les yeux fermés comme on embrasse la blonde la plus fidèle du monde... dosant son effort, mais travaillant en permanence...

Les derniers mots de cette esthétique se retrouvent dans mes cahiers, dans les chansons qui m'ont suivi partout où j'ai pu crapahuter, et dans mon crâne, celui que j'ai tant frappé contre les murs pour me rendre compte que c'était ce que j'avais de plus cher...

Pas d'conclusion, rien à ajouter, j'te l'ai déjà dit plus d'production au sens propre ici-bas...
J'espère que c'est l'dernier, mais j'peux rien t'promettre, j'peux pas m'permettre de tuer des mensonges comme ça.

Tçao.

# Posté le samedi 09 juin 2007 15:41

Esth... [Et un jour, peut-être, lorsqu'ils dormiront dans leur sang; peut-être se réveilleront-ils.] [Je suis bien trop littéraire pour rester poli.]

L'impression d'être rempli, et entouré de merde; ce doit être cela, la lucidité.

Tu savais pertinemment que j'avais arrêté de produire ici, sans doute savais-tu aussi que je m'étais reclu dans l'écriture manuscrite, mais tu as délibérément choisi de revenir. Ainsi soit-il.

Le plagiat, du plus caché au plus flagrant, de l'inconscient au plus coupable, m'indiffère; mais que celui qui le commette ne reconnaisse pas que son inspiration ou que sa tournure est tirée de mon esprit me pousse à l'offensement. J'arrête de produire, au sens propre, dans cet endroit, ainsi que sur tout espace qui ne soit pas de cellulose.

"Quand on ment, qu'on dit à une femme qu'on l'aime, on peut croire qu'on ment, mais quelque chose nous a poussé à le lui dire, par conséquent c'est vrai." *Genre? I don't think so.*

*Part s'en griller une* *la balance penche, elle oscille, elle penche...*

# Posté le dimanche 22 avril 2007 17:11

Du sang sur le filtre... et merde, y a eu maldonne.

Du sang sur le filtre... et merde, y a eu maldonne.
Et j'déconnerai pas, non rassure-toi.
Même si j'voulais tout rayer et éclater à coups de pompe, c'est pas en m'brûlant que j'vais m'soigner, ce genre de trucs arrive parfois; jamais qu'la première pour moi.

Dix mois à attendre qu'ça finisse, m'dire qu'j'la mérite pas ; j'me fais du mal pour rien mais bon c'est comme ça. Besoin d'vacances, tuer le temps en tuant mes poumons, mon foie va trinquer avec les copains, au bistrot/dans la rue, pis nul part et partout, des jours interminables, rien à dire, tout à cracher.
Après tout, l'Séchan l'avait raison ; un treillis un tanto, c'est jamais qu'un pare-balle, mais j'dois dire qu'la chevrotine m'aurait fait moins mal.
L'impression d'êt' rev'nu un an en arrière, ce désagréable goût d'rouille qui y a dans ma bière.

P'têtre bien qu'un d'ces quatre j'me marrerai avec toi, mais non y a pas lapsus j'voulais pas dire « m'marierai ». T'façon l'mariage, ç'nous a toujours fait gerber, ce vieux truc de curé, on en rigolait ces nuits là, après c't'amour qu'est la baise, et qu'on aimait tant faire.
D'ailleurs ça m'ferait du bien, la vie c'est pas qu'le cul, mais c'est quand même sacrément bon quand on s'sent comme un con. Pas cocu mais pas content, j'virerai pas ma cuti, la chatte on y prend goût, et j'parlerai pas du sien, c'est un peu trop à nous.

Besoin des potes plus que jamais, m'remettre à prendre goût à cette bouffe ; me trouver des start-up, ou p'têtre un Amour, et m'ressentir d'nouveau com' dans l'velours.
Un mois en rade, où p'têtre même moins, on sait jamais, ça va ça vient ; j'me suis trompé encore une fois, c'est jamais qu'la millième ; et c'coup là j'veux pas êtr' seul, pasque sinon les conneries, elles s'ramasseront à la pelle, ce s'ra marqué dans la néc'. Elle m'a dit « j'suis toujours là », j'lui ai dit « moi aussi », j'sais pas si elle a compris c'que j'ai voulu lui dire, et à vrai dire j'me souviens plus, c'tait vraiment trop triste .

Elle est plus amoureuse, faut donc que j'm'arrach', tant mieux ou tant pis ; j'attends plus grand-chose. Je n'recherche rien, à moins qu'tu trouves qu'j'ai une belle gueule, p'têtre même cel' de ton ex', aller viens j'te console.
Et v'là que j'm'égare, puis plus rien à dire, enfin pas plus qu'hier, pis t'façon j'trouve plus d'rimes, à part des en bière ; j'vous embrasse les potos, désolé pour les larmes, les gerbes et le bad, oubliez pas d'me parler, faut pas m'délaisser, et j'ai b'soin de croire encore le Séchan, « Une gonzesse de perdue c'est dix copains qui r'viennent... »

# Posté le mercredi 18 octobre 2006 11:16

Modifié le mardi 22 mai 2007 20:41