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Esth...[Tant de messages... et te dire que je n'veux vivre que par ton sourire.]

Esth...[Tant de messages... et te dire que je n'veux vivre que par ton sourire.]
*Rappel du 11/09/06. Je n'pleurerai pas vos morts.*
Répétition ; ni honte ni fierté, perte de rien, gain d'encore moins.

« Et je dégainerai le magnum lyrical à tous les politicards du B-52. Et qu'ainsi vienne la nuit et sonne l'heure, qu'après tout il y ait un jour où je meurs. Et lorsque tu m'envoleras vers un ciel noir et sans étoile, un morceau incandescent dans mes chairs ; alors le chaos s'abattra sur la Terre.

Grandiloquent, pédant et dégueulasse ; mais encore moins que la plupart de mes semblables. J'aurais voulu être un missile littéraire pour paraître moins terre à terre, cracher sur les bourges et les flics, casser du faf et de l'énarque.

Pouvoir un jour dire « Les mains en l'air frère, ou tu vas saigner du fer. »
« Another story about another dead american. » Je rêve d'un bar, d'une bière, d'un anar' et d'une goldo.

Je pris en haine mes semblables, me vouant à une viscérale misanthropie.
Boire, manger, dormir, copuler, s'enfermer, travailler ; là ne sera pas mon destin.

Et le jour où ma raison s'envolera en même temps qu'[Elle], alors les psy décorés et diplômés jusqu'à l'os pourront s'faire mettre.
Je quitterai, j'irai de ville en ville, mort après mort, cocktail après fusillade, pour me retrouver dans mes instincts jusqu'à ce que mon corps croise la route d'une balle salvatrice qui mettra enfin un terme à cette farce maladive qu'est ma vie. Je m'autodétruirai dans les start-up, baisant la nuit et tuant le jour, créant la vie dans le noir et la prenant dans la lumière.

Et lorsqu'enfin ce moment sera venu, les gens comprendront que je ne suis qu'un précurseur, qu'une partie d'une génération entière est touchée par la désinvolture, l'insoumission, la sociopathie, la perversion, le dégoût, la violence, la sensibilité exacerbée et le goût de la mort.
Sans morbidité, avec naturel, nous progresserons.
Nous sommes fous, désorganisés, mais intelligents et relativement nombreux. On ne nous remarque pas, nous ressemblons à tout le monde.

Je refuse de passer ma vie comme un mouton, à subir sans cesse, être exploité à genoux, combattre vainement les affres du temps, voler les autres en me faisant voler moi-même dans ce qu'on appelle le libre-échange.
Je suis libertaire et nihiliste, dualiste et borné, neutre et subversif, lucide et pétri de rêves et d'utopies.
Je vous hais, vous aimes,
Vous crucifie, vous enlace,
Vous parle et vous gerbe. Aimez-moi, tuez-moi, violez-moi les uns après les autres, entretuez-vous.
Religieux, endoctrineurs, sectaires, athées, anticléricaux, idéalistes... crevez. Crevez noyés dans votre orgueil, emmurés vivants par vos propres adorateurs.
Je suis névrosé, je prône l'indigence, l'absence de santé, à peu près tout ce qui va contre votre subjective moralité.
*Effondré, en larmes, déterminé.* « Demain je sens, mes yeux se brouillent... Demain ne me vient pas très clair ; alors ce soir, je vadrouille... » [ Je t'aime ]
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# Posté le lundi 16 octobre 2006 15:46

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